Ceux qui s’en vont : Messali Hadj

Article de Daniel Martinet paru dans La Révolution prolétarienne, n°605, juin-juillet 1974.

Messali Hadj, l’apôtre de l’indépendance du Maghreb, n’est plus. Il nous a quittés, après une longue et pénible maladie, le lundi 3 juin 1974 et il a été inhumé en terre algérienne.

Il a été, à mes yeux de jeune étudiant, dans les années 30 où j’ai le souvenir de l’avoir entendu à un meeting de l’Etoile Nord-Africaine, le prototype du militant nationaliste et prolétarien, l’équivalent pour l’Algérie de ce que fut Hô-Chi-Minh en Indochine. Continuer de lire « Ceux qui s’en vont : Messali Hadj »

A la mémoire de Messali Hadj

Article de Jean Rous paru dans Combat, le 21 juin 1974.

Messali Hadj est mort. Depuis 1936 période où je l’ai connu en luttant à ses côté pour la défense de « l’Etoile nord-africaine », il était à mes yeux non seulement le pionnier de l’émancipation algérienne mais un vieil ami rencontré le plus souvent dans ses résidences forcées et ses lieux d’exil plutôt qu’en liberté. Continuer de lire « A la mémoire de Messali Hadj »

Une prise de position d’adversaires du gouvernement

Texte reproduit dans La Révolution prolétarienne, juin 1957.

Gilles Martinet, Claude Bourdet, René Capitant, Jean Rous, Georges Suffert, Pierre Stibbe, Jean Nantet, André Philip, Pierre-Henri Simon, Jean Daniel et Robert Barrat ont signé le texte suivant :

Le massacre de Melouza a bouleversé l’opinion française et surtout ceux qui, depuis des années, se sont attachés à dire la vérité sur le drame algérien. Continuer de lire « Une prise de position d’adversaires du gouvernement »

Lettre ouverte à Francis et Colette Jeanson

Lettre d’Yves Dechézelles parue dans La Révolution prolétarienne, n° 403 (février 1956) ; La Vérité, n°389 (13 janvier 1956) et n°390 (20 janvier 1956).

 

J’attendais votre livre avec impatience.

Nous manquions d’un ouvrage mettant en lumière les causes de l’insurrection algérienne. Au moment où l’opinion française porte un intérêt croissant au problème algérien, l’on vous était reconnaissant d’avoir ramassé une moisson de faits et de documents permettant de mieux faire comprendre les événements.

Mais tandis que je parcourais « L’Algérie hors la loi », ma joie se mêla rapidement de stupeur. Continuer de lire « Lettre ouverte à Francis et Colette Jeanson »

Albert Camus : « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice »

J’ai choisi de partager dans ce billet deux textes publiés à la suite de l’attribution du Prix Nobel de littérature à Albert Camus. Après un premier billet dans lequel je revenais sur trois documents datés de 1955 à 1958, il m’apparaissait important de revenir sur la célèbre citation par laquelle les commentateurs (souvent hostiles) réduisent la pensée et l’action d’Albert Camus au moment de la révolution algérienne : « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice. » Continuer de lire « Albert Camus : « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice » »